33ème sommet Franco-Italien à Venise, la sortie du tunnel ?

lyon-turin-nonUn an après le rassemblement en Maurienne du 7 mars 2015 dénonçant la sous-utilisation de la voie ferrée existante pour le transport des marchandises et à la veille du 33ème sommet Franco-Italien, nous rappelons qu’il est possible dès maintenant de reporter les marchandises de 300.000 camions par an de la route sur le rail depuis Ambérieu comme l’Etat s’y était engagé pour 2007.

Malgré les déclarations rien n’a été entrepris par les services de l’Etat pour réduire la circulation des camions dans les vallées alpines aggravant le péril avéré pour la santé publique (publication OMS du 12 juin 2012).

Préserver la santé publique, retirer les camions de la route, sauvegarder les terres agricoles et l’argent public c’est ce que nous exigeons.

Il existe des matériels roulants utilisables dès maintenant (Polyrail, Multiberce par ex) commercialisés par la Sté Ecorail (filiale de SNCF et Geodis) pour reporter les marchandises de la route vers les trains sans infrastructures nouvelles au départ d’Ambérieu en Bugey.

Depuis décision européenne du 5 mars 2003 (C2003-664), ces matériels sont subventionnables au travers de l’ADEME.


Supprimer les camions,
mettre les marchandises sur les trains,
c’est possible dès aujourd’hui.

 

Communiqué signé par : FRAPNA, CCLT, Coordination des Opposants au Lyon-Turin, Les Amis de la Terre, La Confédération Paysanne, Les élus régionaux du Rassemblement Citoyens Ecologistes et Solidaires, Vivre et Agir en Maurienne, CIPRA, No TAV Maurienne.

Contacts presse du groupe Rassemblement  :
Corinne Morel-Darleux – 06 77 85 65 95
Jean-Charles Kohlhaas – 06 79 47 05 20

Projet Lyon-Turin

Seuls des travaux de reconnaissance du tunnel de base sont en cours.

Le percement du tunnel de base ne peut pas être engagé car les financements aux niveaux européen, français ou italien, n’existent pas (Article 16 du Décret 2014-1002 du 4 septembre 2014).

La subvention accordée par l’Europe pour les travaux d’étude a été rabotée passant depuis mars 2013 de 672 M € à 395 M€.
Ce solde de 395 M€ sera à nouveau raboté car les engagements pris par LTF pour le 31 décembre 2015 n’ont pas été tenus (Décision de la commission Européenne du 5 mars 2013 C2013-1376).

La section Perpignan-Figueras, le premier maillon du projet Algésiras-frontière Slovène (RFC6) dans lequel s’inscrit le projet Lyon-Turin, a été déclarée en faillite en juillet 2015.
Perpignan-Figueras a coûté 24,5 M€ par km ce qui démontre la faillite inéluctable du Lyon-Turin à 150 M€ par km (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Presentation-de-la-ligne.html).