Assemblée plénière du 9 février 2017 : les contradictions de Monsieur Wauquiez

Pour cette première assemblée régionale de 2017, Laurent Wauquiez revient en force. Au menu de cette journée de session : des contradictions à toutes les sauces.

Il est en effet bien difficile, pour les élus du Rassemblement citoyen écologiste et solidaire de suivre les raisonnements du Président de Région. Il y a parfois un monde entre l’affichage politique et la réalité des délibérations soumises au vote des élues régionaux.

1ère contradiction du jour : sauver le train en finançant les routes

Les élus régionaux vont se prononcer aujourd’hui sur l’avenant au Contrat Plan Etat Région. Laurent Wauquiez y affiche son plan de sauvetage des petites lignes ferroviaires et le financement de 25 millions d’€ supplémentaires de la région. Le hic, c’est qu’en parallèle, il arrive à trouver 154 millions d’€ supplémentaires pour les routes.

Pour Jean-Charles Kohlhaas, membre de la commission transports : « Laurent Wauquiez affiche vouloir sauver les trains, mais il augmente le budget alloué aux routes de 701%. Il se trompe complètement de voie. Le soutien de la région doit aller au ferroviaire et particulièrement aux trains du quotidien. Cet appui démesuré aux routes ou aux grands projets qui ne servent pas l’intérêt des auvergnats et rhônalpins tels que le POCL et la gare d’Allan nous conduit dans le mur. »

2ème contradiction du jour : défaire en région ce que la droite fait à l’Europe

Laurent Wauquiez a pour ambition de lutter contre le travail détaché dans la région. Cette ambition se traduit par un texte soumis au vote de notre assemblée. Le groupe RCES ne peut s’empêcher de souligner les discours contradictoire entre la droite européenne et la droite régionale.

Andréa Kotarac, membre de la commission économie, précise : « C’est quand même le Parti Populaire Européen qui, avec la directive Bolkestein en 2006 a ouvert la porte à l’ultra libéralisation de l’Europe. Aujourd’hui, il est cocasse de voir Laurent Wauquiez vouloir limiter la casse dans sa région. J’ajouterai que depuis le temps que nous demandons la conditionnalité des aides aux entreprises, il est navrant que la première condition soit de parler français sur les chantiers de la région.  De plus, le contrôle de cette mesure est inapplicable dans les faits. »

 

3ème contradiction du jour : des chasseurs aux pêcheurs mais qui sont donc les meilleurs ?

Après les chasseurs, c’est au tour des pêcheurs de recevoir une subvention de 3 millions d’€ pour 3 ans. Une fois de plus, alors que l’ambiance régionale est à la baisse de fonctionnement, cette convention alloue un budget conséquent à l’animation et au fonctionnement.

Fabienne Grébert, membre de la commission environnement réagit : « Les pêcheurs ont la fibre environnementale. Ils sont sensibles à la protection de la biodiversité et aux zones humides. Mais cette convention est disproportionnée ! 3 millions d’euros quand ils en recevaient 500 000 pour les mêmes missions… et alors que les associations environnementalistes tels que la FRAPNA ou le réseau GRAINE sont en train de licencier à tour de bras…Cette politique clientéliste va causer des dégâts très importants dans la région. »