Center Parcs de Roybon, la forêt reprend ses droits, les générations futures aussi

La cour d’appel administrative de Lyon, suite à l’audience du 12 décembre 2016, a statué en faveur de l’annulation des arrêtés autorisant la construction du Center Parcs de Roybon. Le juge a confirmé le jugement du tribunal de Grenoble reconnaissant l’illégalité du projet du fait de son incompatibilité avec la loi sur l’eau. Il a en outre annulé l’autorisation relative à l’assainissement du Center Parcs du fait de l’absence d’étude d’impact obligatoire relative à Natura 2000 et des risques de pollutions des milieux naturels sur des sources, des aires d’alimentations de rivières classées en réservoirs biologiques.

Le groupe Pierre et Vacances et les majorités régionale et départementale doivent désormais prendre acte de cette décision et renoncer à ce projet mal pensé dès l’origine et mal engagé par la suite du fait du non-respect des lois en vigueur visant à protéger la ressource en eau et la biodiversité.

Pour Olivier Bertrand, élu du groupe RCSE au département de l’Isère : « Il faut que le département de l’Isère arrête de soutenir un projet bancal et écologiquement désastreux à long terme et revienne sur sa motion de soutien inconditionnelle à Center parcs votée le 30 avril 2015. De plus, nous demandons à Monsieur Barbier de ré-étudier la pertinence du financement des infrastructures périphériques comme le contournement routier du village de Roybon au regard de ce jugement. »

Pour Myriam Laïdouni Denis, élue régionale iséroise du groupe RCES : « Cette décision de justice est claire. Le projet de Center Parcs de Roybon est illégal. Cela renforce notre recours en justice contre le budget primitif 2016 de la région qui attribuait une subvention à ce projet ainsi que notre amendement d’hier au budget 2017 visant à annuler la subvention prévue (4 millions d’€). Nous voulons une réaction politique du Président de région Laurent Wauquiez, comme de la ministre Ségolène Royal à qui nous avions écrit avec les associations, une lettre ouverte à ce sujet, il y a plusieurs mois.»

Ce projet, comme tous ceux qui mettent en péril les biens communs que sont nos ressources vitales, ne doit pas exister. L’impact de ces projets doit être pris en considération de manière globale, car nous sommes embarqués sur un même bateau, chaque brèche dans l’unique coque nous menace tous.