Démission de Nicolas Hulot : réaction des élu-es RCES

Les élus régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire ont appris comme tout le monde en direct ce matin la démission du ministre d’Etat Nicolas Hulot. Son long entretien à France Inter était d’une lucidité extrême, sinon sur la responsabilité du Gouvernement auquel il a redit son soutien, au moins sur l’incompatibilité de ses politiques libérales avec l’effondrement en cours et le constat que ni M Macron ni son équipe n’avaient pris la moindre conscience de l’ampleur des enjeux. Ce n’est pas nouveau, mais une grosse goutte d’eau, la réunion d’hier sur les chasseurs, a finalement fait déborder le vase des renoncements. N. Hulot a dit ne plus vouloir être la caution du gouvernement sur la transition écologique et solidaire.

Les constats d’impasse faits ce matin, nous les partageons et les dénonçons depuis bien longtemps : le Gouvernement soutient sans sourciller les traités de libre échange qui vont tuer la paysannerie et l’économie locale, le Gouvernement s’entête dans la « folie du nucléaire » selon les propres mots de M Hulot, qui met en danger des millions de français et surtout, le Gouvernement est gangréné par les lobbies en tout genre.

Ce constat est alarmant pour l’écologie. Nous y ajoutons qu’en région Auvergne Rhône Alpes, des attentes sont pressantes :

  • Quand l’Etat mettra-t-il un vrai coup d’arrêt au projet d’autoroute A45 ?
  • Quand l’Etat arrêtera-t-il d’étrangler les territoires par le biais de l’austérité les empêchant ainsi d’engager la bifurcation écologique et des mesures urgentes d’adaptation climatique ?
  • Quand l’Etat mettra-t-il la main à la poche pour sauver les lignes ferroviaires du quotidien ?
  • Quand l’Etat se préoccupe a-t-il réellement de la biodiversité et dira stop à un projet tel que le Center Parcs de Roybon ?
  • Quand l’Etat empêchera-t-il la mise en concurrence des barrages comme l’a fait l’Allemagne en les reconnaissant d’intérêt général ?

Nicolas Hulot a dénoncé la présence des lobbies, à l’instar des chasseurs dans les cercles du pouvoir. C’est un problème de démocratie. Ici, en Région, cela fait 2 ans qu’autre titre de la politique environnementale, des moyens démesurés sont donnés aux chasseurs, qui les utilisent à des fins antinomiques à la préservation de la biodiversité et la protection de l’environnement

Monique Cosson, présidente de groupe réagit : « N. Hulot veut un électrochoc. Les petits pas ne suffisent pas. Il faut un changement de paradigme. La transition écologique et solidaire est incompatible avec le libéralisme. C’est ce que nous défendons à la Région. Son message de ce matin doit être entendu. »

 Réactions des élu-es RCES sur les réseaux sociaux :