Les effets désastreux des économies de Laurent Wauquiez en matière de formation

La formation professionnelle est l’une des principales compétences des régions avec les transports et les lycées. C’est une compétence essentielle dont dépendent beaucoup de chômeurs de notre région : ces hommes et ces femmes qui cherchent leur voie, sont en reconversion, veulent se spécialiser… Pourtant, et ce depuis le début de son mandat, Laurent Wauquiez s’en désintéresse. D’année en année, les budgets votés pour la formation sont en baisse, et les sommes votées ne sont pas intégralement dépensées.

Ainsi, c’est 125 millions d’€ de baisses cumulées qu’a connu le secteur de la formation professionnelle depuis le début du mandat. Mais ces baisses ont des effets. Des effets désastreux.

Aujourd’hui, l’AFPA, agence pour la formation des adultes, en fait les frais. Pourtant l’AFPA comme d’autres organismes de formation ont tout fait pour s’adapter aux exigences du nouvel exécutif. Cela n’a pas suffi. La politique de la Région, corrélée à celle du Gouvernement entraîne 205 suppressions de CDI dans les différents centres de la Région. Et pire encore, 5 centres sont condamnés à la fermeture : Rillieux-la-Pape, Aurillac, le Puy en Velay, le Teil et Roanne.

Fatima Parret, élue régionale du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire réagit : « Cette situation n’est pas normale et me met en colère. L’Etat n’est pas à la hauteur, et la Région l’est encore moins. On compte plus de 700 000 chômeurs en Auvergne Rhône Alpes. Le taux de retour à l’emploi pour les adultes qui suivent des formations à l’AFPA est de 70%. Couper les vivres de ces organismes, c’est laisser des milliers d’hommes et de femmes sur le carreau. On ne peut pas faire des économies sur la formation. Ça rime à quoi ? Grâce à ces économies, Laurent Wauquiez finance des campagnes de publicité partout dans la région ? On croit rêver ! »

Monique Cosson, présidente du groupe RCES complète : « Ce sont des formations essentielles qui ferment aujourd’hui. Plus de formation informatique à Grenoble, plus de formation logistique à Saint-Etienne, plus de maçonnerie ou de formation bois à Saint Priest. Pourtant, les débouchés existent et ils existeront encore demain. Ce qui se passe est un grand gâchis. »