Gare d’Allan : après le désengagement de l’Etat, les collectivités locales doivent revenir à la raison

Nous avons appris la semaine dernière par la voix d’Elisabeth Borne que le projet de gare d’Allan n’était pas prioritaire pour le Gouvernement et que l’Etat ne participerait pas au financement de cette gare. Ce n’est pas une grande surprise mais cela reste une bonne nouvelle. Et notamment, nouvelle opportunité de se réinterroger sur ce projet.

Les élus régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire n’ont jamais été en faveur du projet.

Florence Cerbaï, élue ardéchoise réagit : « Il faut que ce retrait de l’Etat entraîne celui des autres collectivités et qu’on en finisse avec ce serpent de mer qu’est la gare d’Allan. On nous dit que cette gare servira au désenclavement de l’Ardèche mais en réalité, sa réalisation se fera au détriment d’autres gares et notamment celle de Montélimar qui relie actuellement bon nombre d’ardéchois avec le reste du territoire. Ce projet consommateur de terres agricoles et d’argent public est un projet du siècle dernier : Il ne sert pas le territoire et ses habitants, mais ceux qui font du business sur l’artificialisation des terres ! »

Corinne Morel Darleux, élue drômoise complète : « La gare d’Allan correspond à un modèle complètement hors-sol. On ne construit pas une gare au milieu d’un champ de lavandes. Il faut renforcer les gares de centre villes qui sont connectées avec les autres modes de transport collectifs. Il suffit de regarder le désastre de la gare de la Mogère près de Montpellier pour comprendre que ce n’est pas une bonne idée. De plus, cette gare serait immanquablement un fardeau financier pour le contribuable tandis qu’elle enrichirait mécaniquement un concessionnaire privé. »

Pour les élues RCES, les autres collectivités doivent revenir à la raison et abandonner ce projet. Elles continueront à mener la bataille au sein du conseil régional.