General Electric : le Président Macron doit agir pour sauver les emplois et le savoir-faire industriel !

La direction de General Electric a annoncé la semaine dernière la suppression de 345 emplois sur le site de Grenoble. C’est une mort annoncée pour ce site qui va fêter cette année ses 100 ans d’existence. Drôle de cadeau de la part de la direction du géant américain. En 2015, Général Electric achetait Alstom. La direction avait alors assuré qu’aucune suppression de poste n’aurait lieu sur les sites français. A peine deux ans après, arrive le temps des plans de restructurations, puis des plans de sauvegarde qui se finissent inévitablement en suppression d’emplois et perte du savoir-faire industriel. Les salariés voient aujourd’hui leur vie s’envoler et entrent désormais dans la catégorie des demandeurs d’emplois.

Emilie Marche, élue régionale RCES de l’Isère et membre de la commission Enseignement Supérieur et Recherche réagit : « Ce qui me met le plus en colère, c’est la vision cout-termiste de General Electric. Général Electric fabrique des turbines hydrauliques.  Or, la filière hydraulique est essentielle à la transition énergétique. L’utilisation de la force de l’eau pour produire de l’électricité est une des principales énergies renouvelables aujourd’hui en France. Le développement de cette filière ne va pas s’arrêter du jour au lendemain. Le site de Grenoble avec son laboratoire est à la pointe, il est connu et reconnu faisant parti des laboratoires d’excellence dans son domaine, nous devons le préserver et non le liquider. Le groupe General Electric tente de justifier l’injustifiable en mettant en avant les mauvais chiffres de l’année dernière. Il insulte l’avenir et met en péril le savoir-faire industriel français. »

Andréa Kotarac, élu régional RCES et membre de la commission économie renchérit : « 40% d’emplois supprimés sur un site, ça peut peut-être rassurer les actionnaires pour quelques mois, mais cela plonge les salariés et leurs familles dans une grande détresse. L’État français est actionnaire d’Alstom. Il se doit de réagir et d’exiger que General Electric renonce à ces suppressions d’emplois. Il en va de l’intérêt général pour protéger notre savoir-faire industriel et préserver les emplois locaux. En tant qu’élus régionaux, nous demandons au Président de la République, au gouvernement mais aussi au Président de la région Auvergne Rhône-Alpes d’intervenir en ce sens. »