Intervention d’Andréa Kotarac sur l’indemnité de départ volontaire

Monsieur le Président,

Ce mécanisme d’indemnité de départ volontaire est souvent mis en oeuvre pour dans un contexte économique difficile, défavorable, en l’espèce il répond clairement à vos objectifs budgétaires destructifs en matière de baisse de fonctionnement.

Au délà des quelques personnes volontaires, qui remplissent les critères proposés, l’engagement d’un tel mécanisme provoque plusieurs interrogations, notamment chez le personnel qui souhaite rester et travailler pour le compte de notre collectivité:

  • Quid des remplacements?
  • Si la baisse du nombre de personnel s’accentue à l’avenir, qui de la performance du service public du 21ème siècle promis lors de vos voeux au personnel? M. le Président, vous qui occupez un mandat national, vous savez qu’en matière de service public, notamment en matière de sécurité ou de renseignement qui vous sont si chers, le critère humain est indispensable à l’efficacité d’un service ou d’une direction. Qui pourrait croire le contraire? Et bien, pour nous, il s’agit de la même analyse s’agissant des services de notre collectivité, de leur efficacité, et réactivité au bénefice des citoyens.
  • Quid de la réorganisation des nouvelles directions?
  • Qui de notre information sur l’avenir du processus que vous avez engagé en la matière?

Monsieur le Président, ce sont bien ces interrogations que nous nous posons et auxquelles l’organe délibérant souhaite des réponses, plus encore s’agissant des membres de l’opposition.

Non obstant le fait que le comité technique offre son avis à ce type de délibération, j’en profite pour vous rappeler, Monsieur le Président, que le groupe des élus du rassemblement citoyen ecologiste et solidaire vous a transmis un courrier pour savoir si les élus régionaux pouvaient avoir accès aux comptes-rendus des organes tels que le comité technique ou le CHSCT. Nous n’avons pas obtenu, pour le moment de réponse, mais nous aimerions en savoir plus à ce sujet.

Je vous remercie.