Intervention de Florence Cerbaï : nous ne voulons pas d’une « vallée de la malbouffe et des pesticides »

 

 

Une vallée de la gastronomie et de l’œnotourisme : Voici un projet qui pourrait être intéressant s’il avait plus de contenu… Il reste à notre sens un peu trop flou !

Premièrement, il n’a pas de budget dédié.  Vous nous demandez de vous donner un blanc-seing, pour prendre toutes les décisions nécessaires, sans qu’un contrôle puisse être exercé par l’assemblée.

Cela pourrait s’entendre pour un projet inter régional qui veut avancer vite… Mais si et seulement si, nous avions pu vous donner un mandat clair, si votre délibération avait été plus construite, autour de véritables objectifs de qualité.

Que proposez-vous au juste au menu de cette vallée de la gastronomie ?

Nous rêvions de produits locaux, bio, Aoc et Aop transformés sur place, par des restaurateurs et hôteliers indépendants…

Mais ne seriez-vous pas plutôt tenté par un petit roti de porc élevé en batterie, accompagnés de ses œufs mimosas au fipronil, servi avec son pain au glyphosate, le tout arrosé d’un petit vin local aux néonicotinoïdes ?

Non vraiment ?

Parce que en termes de malbouffe ou de vin aux pesticides, nous avons le choix : local ou importé, nos restaurateurs peuvent vous proposer le meilleur comme le pire… et ce que nous voudrions pour cette vallée de la gastronomie, c’est plutôt le meilleur… Mais pour cela, il faut le dire, il faut l’écrire !

Hélas, notre amendement pour l’introduction de critères, notre proposition de s’engager dans d’une démarche d’excellence a été ignorée… Je suis sûre que vous n’apprécierez guerre de voir ce beau projet renommé « vallée de la malbouffe et des pesticides » … quel gâchis !

Cela mis de côté, d’autres questions se posent ?

Pourquoi choisir Valence comme seconde « capitale » de la gastronomie. Nous manquons d’explications, mais peut-être est-ce juste une question d’amabilité envers le maire de cette ville !

Votre proposition de vallée de la gastronomie et de l’œnotourisme est, dans, sa présentation actuelle est une proposition marketing qui manque de fond.

Ce travail n’en est qu’à ses débuts nous direz-vous. Fort bien, mais puisque nous sommes la première région à délibérer, nous avons aussi la responsabilité de tracer un cap clair, pour l’engager dans une démarche exemplaire… s’abstenir d’introduire des critères écologiques dans une démarche touristique de cette envergure en 2017, c’est cruellement manquer de perspectives.

Nous nous abstiendrons donc sur cette délibération,