Intervention de Monique Cosson sur la carte jeunes

Monsieur le président nous avons désespérément cherché dans la presse des précisions sur le contenu, les modalités de mise en œuvre, de la nouvelle carte jeune.

Mais sur ce sujet, silence radio. Le débat est renvoyé à huis clos, en CP. Assemblée où le terme débat est particulièrement inadapté. Il se résume plutôt à ne pas pouvoir prendre la parole ou à n’avoir pas le temps de parler.

Dans la presse, dans la délibération c’est silence sur la gratuité des manuels scolaires, de la bourse d’équipement des jeunes, pourtant un choix lisible, visible pour les jeunes. L’Auvergne avait pourtant ouvert cette voie de l’autonomie, de l’égalité de traitement.

Silence sur certains publics qui ne sont plus nommés : les jeunes en service civique, les jeunes porteurs de handicap en instituts médicaux, les jeunes qui étudient par correspondance, les étudiants boursiers.

Silence sur le contenu des avantages éducatifs, culturels, sportifs, de loisirs et de santé alors qu’ils constituent un socle de la finalité éducative et d’épanouissement personnel.

Silence sur les inégalités d’utilisation des avantages entre les apprentis, les lycéens en voie professionnelle et les lycéens en voie générale. Silence sur la sous-utilisation des avantages de la carte M’RA.

En AP nous souhaitons vraiment en savoir plus, être dans la visibilité, la lisibilité tant citées dans le rapport.

Vos silences, vos non-dit, dessinent une carte jeune qui fait l’impasse sur les inégalités, des publics sacrifiés, sur ce projet santé global dont nous ne savons toujours pas s’il va intégrer le pass’ contraception.

La carte jeune, le projet jeune que nous souhaitons dessiner pour la Région Auvergne Rhône-Alpes, doit répondre à tous ces points, et évidemment nécessite un véritable débat : dommage pour les jeunes, les partenaires et la nouvelle région.