Intervention de Myriam Laïdouni Denis sur la gratuité des TER pour les forces de l’ordre : attention au syndrome de Peter Pan !

Mesdames et Messieurs,

On connaît le goût du président de région pour les supers héros, mais à moins de souffrir du syndrome de Peter pan, il serait bon de revenir à la réalité : Non, superman et robocop, ça n’existe pas ! Pas même chez les policiers et les gendarmes (et encore moins chez les politiques). Tout comme aucune camera ne s’est jamais interposée lors d’une agression.

Plus sérieusement, gendarmes et policiers sont des gens comme les autres pour lesquels s’applique aussi le droit du travail dont celui du repos. Ils sont déjà à bout de souffle et vous leur demander de faire encore plus contre une cacahuète : un voyage gratuit dans un train aux horaires hypothétiques.

Vous dites « Sécurité » … mais pensez-vous vraiment, mesdames et messieurs, qu’une personne armée, épuisée physiquement et nerveusement, isolée sans équipiers, sans supervision puisse accroitre notre sécurité ? N’est-ce pas là plutôt les ingrédients d’un cocktail explosif et risqué ?

Vous dites « sécurité », tout en annonçant dès 2017 la suppression des contrôleurs dans les trains, notamment périurbains, tout en substituant à la présence humaine salariée des policiers bénévoles. Votre obsession des économies vire à l’absurde !

S’il y avait un championnat des fausses bonnes idées, votre équipe y aurait toutes ses chances : Après la suppression par Brice Hortefeux de 12 000 postes de policiers lorsqu’il était ministre de l’intérieur à vos côtés, et le rêve de Philipe Meunier d’armer les parlementaires, à n’en point douter, vous seriez hors catégorie !!

Nous aspirons tous à la sécurité, mais la surenchère genre « western spaghetti » ne saurait répondre à notre besoin. La présence humaine est indispensable mais pas n’importe comment.

La sécurité, c’est d’abord la prévention contre la violence mais aussi contre les fausses bonnes idées. Nous demandons donc que l’ensemble des points du paragraphe II soient remplacés par le renforcement de la présence des agents service commercial train et de la SUGE (police ferroviaire) dans les rames.