Intervention de Myriam Laïdouni Denis sur la politique patrimoine de la Région

Cette délibération aurait pu nous plaire, à nous écolos, tant elle s’apparente à du recyclage.

En effet, alors que vous avez annoncé vouloir donner 2 M d’Euros pour panser Notre -Dame, pas de chance la possibilité de faire ce don s’est évanouie !

Vous avez alors transformé ce soutien en une délibération qui ressemble un peu à un panier garni : un peu de métier d’art, un peu de Notre dame, sans oublier un peu de sécurité, 1 million pour chacun Et hop, le tour est joué !   (D’ailleurs pourquoi cette répartition ?)

lors oui, il faut soutenir la filière des métiers d’art, mais avec un vrai plan qui réponde aux besoins spécifiques de cette filière très particulière.

Un plan qui comprenne entre autres le recensement nécessaire de ces artisans hautement qualifiés en restauration du patrimoine, car sur les 6 000 entreprises et artisans sensés pouvoir intervenir sur le champ des métiers d’arts en AURA, ils sont peu à avoir les compétences nécessaires à la restauration du patrimoine.

Des aides qui permettent de répondre au problème de trésorerie insuffisante de ces TPE et TPA afin qu’ils puissent investir en matériel et aussi en temps. Quant au volet formation, qui fait l’objet de notre amendement, il exige aussi des réponses spécifiques.

Un tel plan présenté lors d’une prochaine assemblée plénière, serait pertinent plutôt que cette délibération bancale dont la seule promesse consiste à déléguer à la commission permanente ce qui doit être légitimement débattu en assemblée plénière.

Quant à la sécurité incendie, en effet indispensable pour les monuments historiques, et bien voilà enfin un vrai sujet sécurité à traiter par votre commission du même nom.

Enfin, pour en revenir à Notre-Dame, il est bon de rappeler qu’elle est en Ile de France, tout comme la garde républicaine d’ailleurs qu’un rapport de CP prévoit de faire marcher sur les eaux du Rhône pour 1,2 M d’euros en 2020 dans le cadre d’un projet régional culturel. Cette délibération nous interroge une fois de plus quant à votre perception de la définition du cadre des compétences régionales.