Intervention d’Emilie Marche : Cop 22, place aux actes !

Actuellement se déroule la COP22. L’accord de Paris est entré en vigueur ce 4 novembre. Cet objectif devient une nécessité tant l’urgence climatique est là. La courbe actuelle conduit à une hausse des températures de 3 à 4 degrés, un désastre pour l’agriculture et nos montagnes que des canons ne suffiront pas enneiger.

Depuis le 8 août, nous sommes en dette écologique, c’est-à-dire que la planète produit plus que ce qu’elle peut. Cette dette là n’est ni annulable ni remboursable. A l’heure où les grands dirigeants discutent à Marrakech de la mise en œuvre de grands principes, la région Auvergne-Rhône-Alpes ne peut rester muette.

Les blabla consistant à dire que l’urgence est là et les discours plan-plan ne suffiront pas. Il faut maintenant agir. C’est de l’intérêt général humain dont nous parlons. Si nous ne décidons de rien aujourd’hui, cette crise, touchera tout le monde, qu’il soit allocataire du RSA, privé d’emplois, salariés, élus régionaux, députés et mêmes milliardaires.

Le Rassemblement Citoyen Ecologique et Solidaire demande par ce vœu que la région interpelle le gouvernement pour demander des mesures concrètes en faveur du climat, créatrices d’emplois, et des formations professionnelles adaptées.

Nous pouvons nous appuyer sur le scénario Negawatt, qui propose des économies d’énergie, plus de recours aux énergies renouvelables et la sortie du nucléaire, comprenant la fermeture des centrales du Tricastin et du Bugey. Ou encore l’arrêt immédiat de tous les GPII coûteux et anti-écologiques : A45, Lyon-Turin, aéroport de Notre Dame des Landes, center Parcs de Roybon etc… La liste est longue ! Il faudra aussi refuser les traités internationaux CETA, TISA et TAFTA au profit de la relocalisation des activités. Privilégier le rail à la route, la rénovation thermique des logements. Et aller chercher l’agent nécessaire où il se trouve, via une lutte déterminée contre la fraude et l’évasion fiscale.