Quand Laurent Wauquiez devient constructif…

Notre Président de Région, se construit depuis un an contre la figure d’Emmanuel Macron et son action gouvernementale. Il ne l’accueille pas dans sa région, dresse la Région contre l’État sur le sujet de l’apprentissage ou des grandes infrastructures …

Pourtant… il s’adoucit et devient « constructif » quand le Gouvernement mène une de ses réformes les plus libérales :

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Ça y est ! Après avoir fustigé la droite molle et coopérative, il se met lui-même à être constructif.

En même temps, nous l’avions compris en région, Laurent Wauquiez n’est pas l’ami des cheminots et des usagers du train. L’argent régional est clairement tourné vers les routes (exemple des 132 millions pour l’A45) et les petites lignes ferroviaires sont délaissées.

Pour Jean-Charles Kohlhaas, élu RCES membre de la commission transports : « Nous nous trouvons aujourd’hui au comble du cynisme puisque la grève des cheminots devient un prétexte pour l’accélération de la fermeture de certaines lignes ferroviaires. Ainsi les trains de la ligne Grenoble/Gap ou ceux de la ligne du Cévenol ont été supprimés. Même lors des jours non grévés. C’est une grave dérive. »

Ainsi, si l’opposition de Laurent Wauquiez s’adoucit selon le degré de libéralisme des réformes menées, celle du groupe RCES ne faiblit pas. Les élu-es régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire sont aux côtés de cheminots et des usagers du train. Emilie Marche, élue RCES iséroise très présente dans la mobilisation précise : « Nous appelons les usagers à se mobiliser dans la bataille du rail au côté des cheminots, dans la rue et dans les assemblées des cheminots pour l’intérêt général. Aujourd’hui, il est urgent de défendre un service public ferroviaire qui fait concurrence à la route. »

L’État est coupable de désinformations : ce n’est pas le statut des cheminots qui a creusé la dette de la SNCF, ce sont bel et bien les choix de développement pris par la SNCF à la demande de l’État.