Laurent Wauquiez président de Région ou d’une agence de com ? – partie 2

Bilan du 1er jour d’assemblée plénière : des avancées obtenues par le groupe RCES

Les élus régionaux se sont réunis pendant 12h hier. Les élus RCES ont défendu leurs fondamentaux et ont réussi à faire passer 3 amendements :

  • Un amendement au plan régional de déchets, visant à rendre l’institution régionale exemplaire notamment à travers la commande publique et la mise en place des déchets 5 flux dans les bâtiments de la Région.
  • Un amendement sur la sécurisation des transports, visant à mettre en place un plan de lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles dans les TER et les gares.
  • Un amendement pour le fret voyageurs et marchandises dans la vallée de l’Arve

 

En ce deuxième jour d’assemblée plénière, les effets de communication continuent à aller bon train. A l’ordre du jour notamment, une des bêtes noires du mandat de Laurent Wauquiez : la formation. Celui qui vante sa gestion oublie souvent les coupes sombres qu’il a menées dans le domaine : 125 millions d’euros en moins pour les auvergnats et rhônalpins qui ont besoin d’être formés depuis le début du mandat. De cette journée d’assemblée plénière, les élus RCES attendent également des réponses sur deux sujets : la subvention au REMERA et la ligne ferroviaire Grenoble/Gap.

La Région au service de la formation ou du libéralisme effréné ?

Deux délibérations sont proposées pour structurer la politique régionale de formation. Les deux délibérations vont dans le même sens. Emilie Marche, élue iséroise, détaille : « L’exécutif régional adopte la même logique que le gouvernement, celle de l’adéquationisme. Pourtant, n’en déplaise au Président, il ne suffit pas de traverser la rue pour trouver du travail. La Région culpabilise les chômeurs et invente la charte des droits et devoirs, mais de son côté elle ne remplit pas son rôle oubliant de proposer des formations aux métiers de la transition écologique et ne proposant pas de dispositifs facilitateurs comme la gratuité des TER pour les personnes en formation ». 

Que va-t-il advenir du registre des malformations congénitales de Rhône-Alpes ?

Cette assemblée plénière sera l’occasion pour les élu-es RCES d’interpeller Laurent Wauquiez sur la suppression de la subvention au registre des malformations congénitales de Rhône-Alpes (REMERA).  Corinne Morel Darleux explique : « Le REMERA a mis en évidence les cas inquiétants de 7 enfants nés en 4 ans avec une malformation des membres supérieurs autour du village de Druillat dans l’Ain. Les causes, probablement environnementales, doivent impérativement être établies pour éviter d’autres cas. Le travail d’alerte du registre est essentiel, son expertise indépendante est reconnue, sa base de données est l’une des plus importantes d’Europe. Pourtant, alors que le Remera percevait annuellement 100 000 € de subvention régionale, l’exécutif a décidé de ne plus le financer. La structure est aujourd’hui menacée de fermeture. Nous exigeons des explications publiques de Laurent Wauquiez et lui demandons de revenir sur cette décision incompréhensible. »

La ligne Grenoble/Gap pourra-t-elle être sauvée ?

Le groupe RCES a déposé un vœu pour le financement immédiat de la ligne ferroviaire Grenoble/Gap par l’Etat. En effet, la ligne historique des Alpes est aujourd’hui menacée de fermeture. Si la Région et les collectivités locales se sont engagées quant au financement de la régénération, l’État lui se fait attendre en reportant son engagement financier en 2021. Pour Corinne Morel Darleux, « le gouvernement nous met face à un gros hiatus de calendrier en s’engageant enfin à financer les travaux sur la ligne, certes, mais seulement en 2021. D’ici là, elle risque bien d’avoir déjà fermé pour des raisons de sécurité. Donc en résumé c’est ok pour financer, mais quand il n’y aura plus rien à financer ! Cette ligne ne peut plus attendre, le financement de l’état est essentiel pour éviter la fermeture et permettre au millier de voyageurs quotidien de continuer à se rendre au travail, chez des amis ou au lycée sans polluer ».