Plan pour l’avenir des petites lignes ferroviaires : Monsieur Wauquiez, les attentes sont fortes en Auvergne Rhône Alpes

Il y a deux jours, le Secrétaire d’Etat chargé des transports, Monsieur Dejebbari, annonçait que des plans d’actions régionaux sur l’avenir des « petites » lignes ferroviaires seraient signés d’ici le 15 février.

Ce geste se faisait attendre, mais l’annonce utilise des propos inquiétants en faisant la différence entre les lignes « structurantes » et « les autres ». L’ensemble des 9 000 km de lignes de « desserte fine du territoire » sont en souffrance.  Depuis 1960 près de 10 000 km de voies de circulation ont fermé. Les voies existantes nécessitent pour la plupart des travaux de modernisation. L’expérimentation en région annoncée ne doit pas ouvrir la voie à des ruptures d’égalités des habitants, selon la région où ils habitent, quant à l’accès à la mobilité.

L’Etat traîne des pieds pour le financement et faute d’engagement national, les Régions appuient sur le frein.

Jean-Charles Kohlhaas, élu RCES membre de la commission transport au conseil régional d’Auvergne Rhône Alpes réagit : « Ces lignes de desserte fine sont essentielles à la mobilité du quotidien ainsi qu’au tourisme. Notre Région n’en manque pas. Je pense bien sûr à la ligne qui relie Grenoble à Gap mais aussi à celles de Annecy à Saint-Gervais, de Lyon-Saint-Paul à Lozanne, de Bourg-en-Bresse à Oyonnax ou encore de Clermont-Ferrand à Volvic. Le Secrétaire d’Etat parle de milliards d’€ qui pourraient être débloqués, nous espérons que les négociations entre Laurent Wauquiez et le Gouvernement avancent. Nous n’avons aucune information là-dessus. Les attentes sont fortes. Ne laissons pas comme pour d’autres dossiers (le Plan investissement pour les compétences qui avait été refusé par la Région), des bisbilles politiques prendre le dessus sur l’intérêt général. »

Corinne Morel Darleux élue drômoise complète : « Il faut tout de même rappeler au Secrétaire d’Etat que chaque ligne a son importance. Celui-ci fait la distinction entre les lignes structurantes, les lignes inscrites au CPER et « les autres ». Les autres ? Mais des petites lignes non structurantes, cela n’existe pas. Chaque kilomètre de voie ferroviaire doit être conservé et exploité. Ces lignes sont empruntées par les habitants, travailleurs, les lycéens, les étudiants, les touristes. Elles assurent la survie des territoires ruraux. Elles délestent les routes, garantissent une mobilité plus accessible et moins polluante, bref, notre avenir. »