Procès en appel des « délinquants solidaires » : soutien des élus régionaux RCES

Le 13 décembre 2018, le tribunal correctionnel de Gap condamnait Benoit, Théo, Bastien, Lisa et Eleonora à 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple, Juan à 12 mois d’emprisonnement dont 4 fermes, Mathieu à 12 mois d’emprisonnement dont 4 fermes et avec mise à l’épreuve.

Le 7 janvier 2019, c’était au tour de Kévin et Pierre, deux maraudeurs solidaires, deux sauveteurs d’être jugés et condamnés à 4 et 3 mois de prison avec sursis pour avoir secouru des personnes qui se trouvaient en danger. Une audience particulière où le droit de la défense a été malmené à plusieurs reprises, allant jusqu’au refus de prendre en considération des éléments probant fournis par la défense.

Demain, à Grenoble, c’est le procès en appel de Kevin. Les élus régionaux RCES, déjà présents lors de la première instance à Gap, lui apportent leur soutien par la présence d’Emilie Marche et Myriam Laïdouni Denis conseillères régionales de l’Isère.

Myriam Laïdouni Denis détaille : « Le 6 juillet 2018, Le Conseil Constitutionnel censurait le principe du délit de solidarité en décrétant qu’une aide désintéressée au séjour irrégulier ne saurait être passible de poursuites au nom du principe de fraternité. Aujourd’hui la criminalisation des acteurs de solidarité continue. C’est inadmissible. Je serai demain au procès en appel de Kevin, comme aux suivants pour défendre les principes de solidarité et d’accueil inconditionnel des personnes en situation de vulnérabilité dont font partie les personnes migrantes »