Question orale sur General Electric posée par Emilie Marche

 

Texte de la question orale du groupe RCES telle que prévue par le Code Général des Collectivités Territoriales dans son Article L4132-20.

345 suppressions d’emplois sur 800, sur le site de General Electric, voilà l’annonce qui a été faite aux 500 cadres, 250 techniciens et 50 ouvriers de l’usine grenobloise. Plus de 400 sous-traitants du bassin grenoblois seraient aussi impactés.

Pourtant le site est viable, il est leader mondial dans la recherche et la fabrication de la turbine hydraulique. C’est le seul site au monde à fabriquer les prototypes pour les commandes des futures turbines hydrauliques. Comme à son habitude, pour maximiser ses profits, la direction préfère supprimer des emplois, mettre à mal le savoir-faire industriel d’un territoire et à court terme supprimer ce site centenaire. En outre, l’hydraulique est un secteur essentiel pour la transition énergétique. Pour rappel dans les accords de Paris, l’hydraulique doit être la première source d’énergie renouvelable d’ici 2040. Comment pourrions-nous être moteur de la transition en supprimant les emplois de ce secteur ? L’enjeu industriel doit primer sur l’enjeu financier.

Face à cette situation dramatique sur le plan économique et environnemental les élus du bassin grenoblois ont réagi mais la Région n’a pas bougé. Pourtant, la Région a bien la compétence économique et l’énergie fait partie des 8 domaines d’excellence. Dans ce Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE), 20% du laboratoire d’excellence est touché. Pourquoi la Région reste-t-elle muette ? Qu’attendez-vous pour réagir ? Pourquoi la Région n’a-t-elle pas exigé que le Président de la République et son gouvernement bloquent ce scandaleux PSE avec les 30% de parts que l’Etat détient dans le capital de la société ? Pourquoi ne pas placer les responsables de General Electric fasse à leurs responsabilités en exigeant que le groupe rende-les 8 millions d’euros touchés par le Crédits Impôt recherche et les 1,341 000 touchés par le CICE. Pour rappel lors de la fusion entre General Electric et Alstom en 2015, le géant américain s’était engagé à créer 1000 postes en France et à ne pas licencier. Les salariés de General Electric qui vous ont écrit attendent une réponse de votre part Monsieur le Président de Région.

En tant qu’élu-es de la République, nous ne pouvons laisser partir ce savoir-faire technique et industriel qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine, pour la transition énergétique et pour la sécurisation de nos barrages. Pour ces salariés qui font un travail de haut niveau avec engagement et passion, il est de l’ordre de l’intérêt général que le géant américain annule ce PSE. M Laurent Wauquiez nous attendons votre réponse.