Réforme de l’apprentissage : la grave erreur du Gouvernement et le jeu dangereux de la Région

Les élu-es du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire sont très inquiets de la réforme de l’apprentissage proposée par le Gouvernement Philippe.

La grave erreur du Gouvernement

Cette réforme place l’apprentissage dans une logique libérale et centralisatrice, en confisquant le pilotage de l’apprentissage aux Régions et en le confiant à l’Etat et aux branches professionnelles. Première conséquence : les CFA de branches déjà aisées et organisées engrangeront la grande part des subventions de l’apprentissage. Les CFA multi options et CFA des petites branches  seront laissés pour compte. Ça ne va pas aider au développement de  l’apprentissage !

Pour les élu-es RCES, l’échelon régional est le bon. Fatima Parret, membre de la commission formation détaille : « Le fait que l’apprentissage soit confié aux régions comme c’est le cas aujourd’hui permet à la fois une proximité avec les acteurs de la formation, une réponse aux besoins des jeunes et des entreprises, et à la fois une équité territoriale dans l’offre de formation puisque les régions ont aussi la compétence de l’aménagement. »

Monique Cosson, présidente du groupe RCES complète : « La gestion régionale de l’apprentissage permet de nombreuses choses :  la mutualisation des équipements, la garantie de l’équilibre territorial, le maintien des petites structures CFA en zones rurales, une prise en charge de l’hébergement et la restauration pour les jeunes, une large concertation avec les partenaires locaux… Revenir là-dessus serait une grave erreur. »

Le jeu dangereux de la Région

Le Président de la Région Auvergne Rhône Alpes, lui aussi remonté contre cette réforme a une curieuse façon de faire passer le message.

En effet, un courrier a été adressé à tous les CFA de la région leur indiquant l’action en matière d’investissement dans les CFA serait gelée dans l’attente des décisions de l’Etat.

Fatima Parret réagit : « C’est une façon de procéder inqualifiable. Les centres de formation sont pris en otage et instrumentalisés. D’autant que l’exécutif régional n’est pas blanc comme neige. Depuis le début du mandat, il met à mal l’appareil de formation professionnelle alors que celui-ci est complémentaire des dispositifs d’apprentissage. »