Réponse de Corinne Morel Darleux à la majorité sur la question des réfugiés

Au delà du fait que c’est l’Etat qui prend en charge les frais d’accueil des réfugiés, contrairement à ce que laisse entendre votre vœu, en parlant de communes qui n’en auraient pas les moyens,

Quand on parle d’accueillir 1784 personnes dans une Region de 7,5 millions d’habitants… Ce n’est pas une question de moyens, mais de volonté.

Bien sur, nos volontés ne sont pas les mêmes. Mais au moins essayons de les confronter avec un peu d’honnêteté.

 

L’utilisation politicienne, démesurée par rapport à la réalité de ce que représente l’accueil de ces femmes, hommes et enfants, devient très inquiétante.

Ceux qui jouent avec le feu feraient bien d’y réfléchir à deux fois.

En mature de manipulation, les politiques n’ont que trop abusé. Des peurs, des amalgames et des mots.

A ce sujet, Albert camus a écrit : la logique du révolté est de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge.

Alors, je voudrais rappeler que les mots ont un sens.

Un demandeur d’asile n’est pas un sans-papier.

Un réfugié n’est pas un travailleur détaché.

Un migrant n’est pas un casseur.

 

De même qu’un supporter n’est pas un hooligan, qu’un chômeur n’est pas un assisté, et qu’un musulman n’est pas un terroriste.

Un réfugié est une personne persécutée bénéficiant d’une protection internationale

Et la France est une république,  appelée aussi pays des droits de l’homme, qui a signé la convention de Genève.

Les mots ont un sens. Ils font la richesse de notre langue. Utilisons les a bon escient.