Soutien à la marche pour la forêt

La marche pour la forêt, démarrée le 17 septembre par les agents forestiers de l’ONF, s’achève aujourd’hui à Tronçais dans l’Allier. Les élus régionaux du Rassemblement citoyen écologiste et solidaire apportent tout leur soutien aux marcheurs.

La forêt recouvre 35% de la Région Auvergne Rhône Alpes. Sa préservation est un enjeu essentiel. Aujourd’hui, elle est menacée par la direction de l’ONF (office national des forêts). Un comble. Les objectifs de réduction du déficit public induisent une souffrance au travail inquiétante et menacent les missions mêmes de l’ONF. En 30 ans, on est passé de 15 000 agents de l’ONF à 9 000, et aujourd’hui 1 500 postes supplémentaires sont menacés.

Corinne Morel Darleux, élue drômoise, membre de la commission agriculture réagit : « Ces suppressions de postes et la politique de l’ONF vont à contre-sens de ce qu’il faudrait faire au lendemain du rapport du GIEC. Les missions d’accueil du public, d’éducation à l’environnement, de surveillance, jugées pas assez rentables, sont sabrées. Les décisions prises conduisent à abandonner ces missions d’intérêt général au profit de l’exploitation tout azimut, à transformer les forêts en usines à bois et à privatiser la gestion des forêts publiques. Si on ne réagit pas, demain, devra-t-on payer un opérateur privé pour aller se promener en forêt, ou accepter de les voir se transformer en réserves de chasse privée, en parkings et centres de loisirs, pour rentabiliser ? »

Florence Cerbaï, élue ardéchoise complète : « L’urgence climatique n’est plus à prouver. Nous ne pouvons pas gérer les forêts à l’aune des intérêts financiers. Les forêts jouent un rôle crucial dans la régulation de notre climat. Elles sont des réservoirs de carbone. A l’échelle planétaire, les forêts absorbent chaque année 9 milliards de tonnes de CO2 de l’atmosphère, soit près de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’Etat doit s’emparer du sujet et dégager des moyens pour une vraie gestion durable des forêts, penser nos forêts autrement, en termes de biodiversité et non seulement de rentabilité. «