Y a-t-il une politique culturelle régionale ?

Laurent Wauquiez déclarait le 2 juillet dernier «  Je ne fais pas de la politique avec la culture. ». Et c’est bien là le problème ! Les mois passent et nous n’avons toujours aucune orientation lisible de la politique culturelle que veut mener la région Auvergne Rhône-Alpes.

Ainsi, malgré les demandes perpétuelles d’éclairage des élu-es RCES,  les coupes arbitraires de financement se succèdent. Les subventions en matière de culture ont subi une baisse de 9%. Mais ces baisses ne sont pas constantes pour toutes les structures. Ainsi, le festival Jazz à Vienne a vu son budget doubler tandis que d’autres structures sont en passe de mettre la clé sous la porte.

La dernière affaire en date : la réduction de 25% de la subvention de l’agence de développement culturel régionale auvergnate, le TRANSFO.

Pour Fatima Parret, élue RCES auvergnate : « L’agence le TRANSFO a fait récemment un très gros boulot de structuration. Aujourd’hui, ils ne peuvent survivre avec une subvention régionale aussi réduite. Leurs activités de soutien à la création artistique et à l’innovation sociale, de médiation culturelle, ou d’expérimentation sont essentielles à la vie auvergnate. La fusion des régions induit naturellement une harmonisation des politiques, mais les agences régionales qui fonctionnent bien, ne doivent pas en pâtir. »

Myriam Laïdouni Denis, élue RCES membre de la commission culture renchérit : «  Bien sûr que nous devons mutualiser. Mais la mutualisation n’est pas une politique en soi, il ne faut pas confondre moyen et finalité.  La santé du spectacle vivant dans notre région est liée aux outils que constituent des structures telles que le TRANSFO en Auvergne ou la NACRE en Rhône-Alpes. La fragilisation de ces acteurs sans aucune perspective pour l’avenir ne peut que susciter inquiétude. Alors que la culture et le spectacle vivant n’ont jamais été aussi essentiels dans le contexte  actuel, leur tourner le dos c’est refuser l’opportunité d’espaces où partager  rêves, imaginaire, réflexions, espaces indispensables pour investir collectivement le présent et l’avenir communs. »

Myriam Laïdouni Denis et Monique Cosson (présidente de groupe) seront présentes à l’Assemblée générale des acteurs du spectacle vivant en Auvergne-Rhône-Alpes le 10 octobre à Saint-Etienne et relaieront leurs inquiétudes.