Auvergne Rhône Alpes : première région de France à exclure un groupe de sa Commission permanente !

On le sait, la Région Auvergne Rhône Alpes aime les premières. En voici une nouvelle à mettre à son palmarès : depuis le mois d’octobre, elle est la première Région de France à ne pas respecter le pluralisme au sein de sa Commission permanente.

 

La Commission permanente est une émanation de l’Assemblée plénière. Sa composition respecte la proportionnelle. Le groupe du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire y comptait deux membres : Jean-Charles Kohlhaas et Emilie Marche. Le premier, élu Vice-Président de la Métropole de Lyon a démissionné de la Région pour se mettre en conformité avec le non cumul des mandats. La seconde a démissionné de la Commission permanente, seule solution pour renouveler ce siège vacant et permettre à deux autres élues RCES d’y siéger à leur tour. En effet, le groupe RCES pratique un renouvellement régulier de ses membres de la Commission permanente pour que tout le monde puisse y siéger durant le mandat.

 

Or, contrairement à l’usage, Laurent Wauquiez refuse de renouveler la Commission permanente. Celle-ci ne respecte donc plus la proportionnelle et le groupe RCES s’en retrouve de facto exclu. Rappelons que 3 groupes, plus petits que le groupe RCES, y sont bels et bien représentés. Ce déni de démocratie n’est pas surprenant mais tout à fait inédit !

 

La Commission permanente vote l’application des délibérations et des millions d’euros de subventions. De quoi le président Laurent Wauquiez a-t-il donc peur pour y empêcher la présence de deux élues RCES ?

 

Fabienne Grebert, présidente du groupe RCES déclare : « Nous prenons acte de cette décision effarante. C’est une grande première. Cela confirme les dérives autoritaires et prenant des libertés avec le droit des collectivités constatées mainte et mainte fois au cours du mandat. Si l’avis des élues RCES n’intéresse pas Laurent Wauquiez, nous continuerons tout de même à exercer notre mandat et à éplucher les rapports de Commission permanente. Nous ferons part de nos remarques à la presse et aux habitant·es de la Région, seuls juges in fine de nos actions. »