Les élu-es régionaux RCES au procès des « 7 de Briançon »

Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo vont être jugés jeudi 8 novembre au tribunal de Gap. Ils sont poursuivis pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national, en bande organisée », ils risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Leur tort : avoir participé à une marche solidaire pour dénoncer les agissements de Génération identitaire qui bloquait la frontière au col de l’Echelle pour s’en prendre à des personnes migrantes.

Les élu-es régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire, apportent tout leur soutien à ces militants. 3 élues feront le déplacement au tribunal de Gap : Myriam Laïdouni Denis (Isère), Emilie Marche (Isère), Corinne Morel Darleux (Drôme).

Myriam Laïdouni Denis, explique : « Chaque jour, et j’en ai été témoin notamment à Menton et Montgenèvre, l’Etat à travers ses services, se rend coupable de violation des droits des personnes étrangères dont de nombreux enfants. Pourtant, ce sont les militants solidaires qu’on poursuit en justice… Ce qui se joue dans ce procès c’est le rapport entre droit et éthique. La justice retiendra-t-elle le principe de proportionnalité pour les 7 solidaires de Briançon ? Car s’ils sont passeurs, ce sont des passeurs d’humanité ! Et c’est bien cela qui rend légitime leurs actes. Des actes qu’en tant qu’élus de la République engagés pour la liberté l’égalité et la fraternité nous soutenons avec force et détermination. »

Emilie Marche complète : « Les militants de Génération Identitaire qui ont déployé une banderole fasciste au col de l’échelle à Montgenèvre et se sont vantés d’avoir reconduit quatre migrants au poste de frontière n’ont pas été poursuivis…C’est ubuesque. Un peu partout en France les militants écologistes, politiques et syndicalistes sont poursuivis devant les tribunaux alors qu’ils ou elles militaient pour l’intérêt général pour porter assistance à un migrant, pour une lutte contre un grand projet comme à Bure ou occuper un amphi contre les lois du gouvernement. Agir, militer est un droit. Nous sommes solidaires des 7 de Briançon et de l’ensemble des militants en lutte. Pour eux et comme pour les autres nous demandons la fin des poursuites judiciaires et la relaxe. »