Rapport de gestion de la Transalpine : pourquoi nous ne sommes pas intervenues

Ce 29 avril était présenté en assemblée plénière le rapport d’observation de la Chambre Régionale des comptes concernant la gestion de La Transalpine.

Nous avions choisi de ne pas intervenir sur le rapport de la Cour des Comptes sur la Transalpine, cette association de lobbying au service du projet Lyon-Turin, un projet à 26 Mds qui ne répond en rien aux problématiques urgentes rencontrées par nos habitant·es. Nous savions qu’une intervention des écologistes aurait été l’occasion pour Laurent Wauquiez de caricaturer notre position. Privé de sa marotte, le Président sortant de la Région n’a pu s’empêcher de se livrer à une tactique politicienne, dénonçant les divergences de vue entre les Socialistes favorables au Lyon-Turin et les Ecologistes.
Cette différence justifie de proposer deux projets différents pour la Région Auvergne Rhône-Alpes mais ne nous empêchera, quoiqu’en pense M. Wauquiez , de nous unir au 2ème tour, autour d’une ambition commune : développer le frêt ferroviaire le plus rapidement possible. Nous nous opposons au Lyon-Turin qui laisse à penser qu’une infrastructure à 26 Mds d’euros suffirait à relancer le frêt ferroviaire en France. Celui-ci n’a cessé de baisser depuis les 20 dernières années, en dépit d’investissements conséquents. La ligne Dijon-Modane a bénéficié d’ores et déjà d’un 1 mds d’investissements pour la moderniser. Mais le problème est ailleurs et ne justifie aucunement d’attendre 2035 (prévision optimiste d’ouverture du Tunnel) pour reporter le frêt routier vers le ferroviaire.
Un peu plus de cent millions d’euros permettraient de supprimer des passages à niveau et de financer les investissements pour mettre les camions sur les trains. Plus de 100 000  camions pourraient ainsi échapper au trafic routier et améliorer la qualité de l’air dans les vallées alpines.
De quoi économiser un paquet d’argent public. L’activité de lobbying  de la Transalpine est une petite illustration du gaspillage d’argent public qui est consacré à ce grand projet inutile : 101800 € sont versés chaque année par la Région à cette association de lobbying. Mais les près de 26 Mds € qui sont encore à dépenser pourraient être bien mieux investis dans les petites lignes du quotidien, plutôt que pour gagner quelques minutes entre Lyon et Turin.