La Région Auvergne Rhône Alpes balaie d’un revers de main un appel à la paix

Aujourd’hui, les conseillers régionaux devaient se prononcer sur le rapport « Soutien aux chrétiens d’Orient et aux autres minorités victimes de violences ethniques religieuses et sexuelles au Proche et Moyen Orient ». L’actualité nous rattrape. Il semblerait qu’à l’heure actuelle, des militaires turcs, rejoints par des milliers de combattants de l’Armée libre syrienne alignée sur Ankara, se massent à la frontière, prêts à attaquer l’Est de la Syrie, les unités de protection du peuple (YPG, YPJ), les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), ainsi que les populations civiles. C’est dans ce contexte de grave menace que Donald Trump vient d’annoncer le retrait des forces armées états-uniennes de Syrie, alors que les villages de Soussa et Al-Chaafa sont toujours sous contrôle de Daech, ainsi que des poches désertiques à proximité de la frontière irakienne où 2000 djihadistes seraient retranchés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Cette situation, a poussé Corinne Morel Darleux, élue RCES à proposer une déclaration officielle que la Région aurait pu reprendre à son compte tant le moment était solennel.

Il s’agissait de :  

  • Affirmer que la lutte contre Daesh n’est pas terminée.
  • Condamner la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie.
  • Condamner les menaces du Président Turc Edorgan de déclencher une nouvelle opération militaire en Syrie contre les FDS et les populations kurdes.

 Cette proposition, a été balayée d’un revers de main du Vice-Président Meunier (Laurent Wauquiez étant absent de la salle) : « Trump est Président des Etats-Unis, il fait ce qu’il veut. Emmanuel Macron a annoncé qu’il laissait ses troupes. Nous n’avons plus qu’à travailler avec la Russie pour lutter contre Daesh. »

Cette réponse n’est pas à la hauteur. Cela a été reconnu par nos collègues socialistes et communistes. Corinne Morel Darleux réagit : « L’heure est grave. La Région serait sortie grandie du débat si elle avait adopté cette déclaration. Le peuple kurde est gravement menacé. On ne peut pas au printemps aller visiter des camps de réfugiés puis ne pas réagir à un potentiel génocide. »